Association de soutien à Laurent Ségalat

Les faits

Laurent Ségalat est chercheur au CNRS à Villeurbanne. Il est l’auteur de plusieurs livres dont La science à bout de souffle paru en novembre 2009. En reconversion professionnelle, il souhaitait reprendre la librairie familiale, tenue par son père Roger Ségalat à Lausanne et partageait son temps entre le CNRS et cette librairie. Une société avait été créée entre Laurent, Roger, et Catherine Ségalat, son épouse, pour faciliter la transmission.

Laurent est père de quatre filles qui ont entre 6 et 22 ans. Sa famille, ses amis, ses collègues considèrent Laurent comme quelqu’un de fondamentalement calme et non violent.

Il n’y avait aucun conflit dans cette famille. Mariée à Roger depuis 1976, Catherine a toujours eu d’excellents rapports avec Laurent, les quatre filles de ce dernier l’ayant toujours considérée comme leur grand-mère.

Le samedi 9 janvier 2010, Laurent se rend en Suisse pour rendre visite à son père et sa belle-mère à Vaux-sur-Morges. En chemin, il apprend que son père a été hospitalisé dans la nuit. Il déjeune avec Catherine chez elle au Moulin avant d’aller avec elle à l’hôpital. Puis Laurent se rend à la librairie où il travaille jusque vers 18h. Catherine reste au chevet de son mari puis rentre chez elle. Après avoir travaillé, Laurent retourne voir son père puis repasse au Moulin récupérer des affaires. Il neige alors abondamment.

C’est alors qu’en entrant dans la maison, il trouve Catherine inconsciente dans une mare de sang au pied de l’escalier, sur le carrelage de la buanderie. Pensant que les secours mettraient du temps pour arriver à cause de la neige et de l’isolement de la maison, il décide d’essayer de réanimer lui-même Catherine. Il avait suivi quelques années auparavant une formation aux premiers secours. Il tente de transporter Catherine dans une pièce attenante plus chaude. Ceci va s’avérer extrêmement difficile en raison du poids important du corps inerte de Catherine. Déjà sous le choc, Laurent est pris de panique, ce qui rend encore plus difficile le déplacement du corps. Après y être finalement parvenu, Laurent effectue un massage cardiaque et du bouche-à-bouche pendant environ trois quarts d’heure, de manière frénétique. Il réalise alors qu’elle est décédée. Il monte à l’étage chercher le numéro des secours et les appelle à 21h15. Ils n’arriveront qu’à 22h04. Pendant cet intervalle, Laurent ne supportant pas la vue du sang, change de chemise. Il nettoie ensuite grossièrement le sol puis, à nouveau taché, change une seconde fois de chemise. Il ne change ni de pantalon ni de chaussures.

Sa voix a paru bizarre au 144, qui a contacté immédiatement la police avant même d’avoir vu la situation. Laurent a tout de suite été arrêté, et inculpé quelques jours plus tard. En prison depuis, il n’est jamais rentré chez lui. Son père non plus. Roger est en effet mort trois mois plus tard, convaincu de l’innocence de son fils. Il n’aura pas eu le droit de retourner vivre au Moulin et aura vu sa librairie, l’oeuvre de sa vie, liquidée.

publié le 24 juin 2011

Laurent a été acquitté le 1er juin 2012

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