Association de soutien à Laurent Ségalat

Archive for décembre 2012

Mise à jour

Posted by assoclseg sur décembre 19, 2012

2 personnes du canton de Vaud se sont rajoutées au comité de soutien suisse qui compte maintenant 27 personnes.

Merci à eux pour la gentille lettre de soutien qu’ils ont envoyée et pour leur engagement.

1 Blanc Jacqueline Buchillon
2 Blanc Jean-Claude Buchillon
3 Bonnard Tecklenburg Marie Retraitée Crissier
4 Calpini Christa Pharmacienne Puidoux
5 Calpini Jacques Pharmacien Puidoux
6 Canova Pierre Lausanne
7 Clément François, Dr Médecin Lausanne
8 Clément-Tanner Jacqueline Écrivain Lausanne
9 Depraz Thierry Ébéniste Lausanne
10 Faure Jean-Louis Sculpteur Paris
11 Favrod Charles-Henri Journaliste Saint-Prex
12 Frochaux Claude Éditeur, retraité Lausanne
13 Frochaux Pierrette Documentaliste – archiviste Lausanne
14 Gailloud Michel Marbrier Ecublens
15 Goy Béatrice Clarens
16 Ineichen Hugo, Dr Psychiatre Prilly
17 Kodmani Bassma Chercheur Paris
18 de Muralt André Monnaz
19 de Muralt Sabine   Monnaz
20 Mussard Simone Libraire Paris
21 Nasch Monique Pully
22 Nasch Paul Ingénieur EPFL Pully
23 Parietti Catherine Logopédiste (orthophoniste) Porrentruy
24 Roux Janine Pully
25 Silberstein Jil Écrivain Moudon
26 Steffen Yoo-Mi Bibliothécaire Lausanne
27 Surmont Agathe Éducatrice Cornol
Publicités

Posted in Uncategorized | Commentaires fermés sur Mise à jour

Radio

Posted by assoclseg sur décembre 9, 2012

Mardi 11 décembre, à 14h00 sur RTL, l’émission de Jacques Pradel sera consacrée à l’affaire Ségalat.

Posted in Uncategorized | Commentaires fermés sur Radio

Livre

Posted by assoclseg sur décembre 7, 2012

La décision du Tribunal d’appel de condamner Laurent à 16 ans de prison fait oublier le véritable procès qui s’est déroulé en mai et juin derniers et qui a conduit à son acquittement.

Nous signalons donc la parution d’un livre de Jacques Secrétan aux éditions Mon Village qui, bien qu’il ne défende pas la cause de Laurent, met en avant les nombreux jours d’audience et le véritable débat qui a eu lieu lors du procès en première instance.

Posted in Uncategorized | Commentaires fermés sur Livre

Inique !

Posted by assoclseg sur décembre 1, 2012

 La Cour d’appel marche en ordre derrière le ministère public

 

Avec une grande obéissance, le Tribunal d’appel a hier rendu un verdict calqué sur ce que demandait le procureur général. Reprenant des éléments contenus dans la plaidoirie de ce dernier, qui était la même que celle prononcée au mois de mai, ces trois juges n’ont pas même laissé une touche personnelle modifiant tel ou tel point : pas une tête n’a dépassé : 16 ans !

Dormez braves  gens, votre justice trouve toujours le coupable dans toutes les affaires ! Sa police est infaillible et aucun mystère ne lui résiste ! Ainsi, on peut se demander si le tribunal a vraiment lu l’intégralité du dossier. Rejetant l’expertise du gastro-entérologue par la phrase « le prévenu a dit que Catherine était vivante à son arrivée », il n’a à l’évidence pas compris que l’arrêt de la digestion peut être causé par un traumatisme grave et pas seulement par la mort. Sans cette précision comment alors comprendre la plaidoirie de M° Portejoie le jeudi 29 ?

Pour rendre les choses plausibles, le tribunal diabolise Laurent : il est « manipulateur ». On a même entendu « envoûteur », « magicien » dans la bouche de l’avocat des parties civiles.  Pour ce monsieur, il manipulerait ses avocats ! Est-on au Moyen-Âge ? Et bien non, nous sommes en 2012 : Laurent est un homme d’un « haut niveau de dangerosité » dixit le ministère public : la famille appréciera…

La magie tient plutôt au fait que, dans les motivations du verdict, le marteau pourtant écarté par les policiers eux-mêmes réapparaît comme par enchantement comme arme du crime. Quel miracle ! il en manquait une. Peu importe que le légiste officiel -le Pr. Mangin- ait dit en juillet 2011 ne pas pouvoir se prononcer sur cet objet. Là encore, pour apprécier cette « subtilité », il aurait fallu lire le dossier jusqu’au bout de façon objective.

Les traces de sang et les griffures montreraient à l’évidence une lutte : quand on essaye de réanimer quelqu’un trouvé dans une mare de sang, n’est-il pas logique qu’il y ait du sang partout ? Est-il si impensable que quand on tente de transporter un corps inerte de 80 kg qui a les bras ballants, on se retrouve avec des traces ? Surtout si on lui fait ensuite un massage cardiaque et un bouche-à-bouche frénétiquement. Ces traces sur le visage de Laurent avaient pratiquement disparu trois jours et demi plus tard comme on peut le voir sur la reconstitution. Ceci prouve leur superficialité.

Laurent aimait sa belle-mère et a tout fait pour la sauver. Les traces trouvées correspondent exactement à ce scénario. Mais la police n’est pas allée dans cette direction : il faut donc la couvrir  et sauver sa réputation : Laurent sera donc le manipulateur narcissique et paranoïaque même si les deux psychiatres disent le contraire ! Exit les spécialistes, exit les 28 mois d’instruction, la première version des hommes de terrain ne peut-être que la bonne !

La motivation du verdict ne revient pas sur les horaires. Et pour cause : l’heure d’arrivée de Laurent au moulin n’est pas connue. Le ministère public le fait arriver à 18h30. Mais qui peut après avoir éteint son ordinateur à 17h26 -soit en 64 mn- ranger la librairie, accueillir un client, répondre à ses questions, fermer la boutique, aller chercher la voiture, démarrer, rouler prudemment avec des pneus d’été sur des routes enneigées jusqu’à l’hôpital, se garer, rejoindre la chambre de Roger, discuter et passer un moment avec lui, reprendre la voiture, se rendre au moulin sur des routes difficiles, se garer difficilement aux abords du moulin ? Plus que « magicien », il faudrait être superman ! Cela permet au tribunal de dire que Laurent a mis 3H avant d’appeler les secours, ce qui est faux. Laurent, quant à lui, pense être arrivé entre 19h30 et 20h et il a appelé les secours à 21h15.

Entre 16h56, heure du dernier téléphone à Catherine, et l’arrivée de Laurent personne ne sait ce qu’il s’est passé au moulin. Catherine est-elle tombée après un malaise dû à la fatigue ? Quelqu’un l’a-t-elle agressée ? Personne ne le saura jamais. Mais on ne peut, pour le ministère public, laisser une case vide : tout doit être maîtrisé et expliqué pour rassurer l’opinion.

L’opinion publique a dû être prise en compte, dans cette décision de condamnation, pour l’aspect financier. Le contribuable vaudois ne doit pas payer  de dédommagements à quelqu’un d’incarcéré 28 mois, à tort, à cause des erreurs des enquêteurs ! Cela altérerait la confiance de la population dans sa justice.

Ainsi, la décision était prise depuis longtemps : en quelques heures, les trois juges de la cour d’appel ont annulé une décision d’acquittement qui, elle, était l’aboutissement d’un long procès d’une semaine et demie où tout avait été patiemment analysé.

La Cour d’appel affirme n’avoir aucun doute sur la culpabilité de Laurent. La défense a pourtant démontré sans ambiguïté que Laurent ne pouvait être là au moment du traumatisme subi par Catherine. Non seulement c’est  à l’accusation de prouver la culpabilité du prévenu et non à la défense de prouver son innocence, car le doute doit profiter à l’accusé, mais encore la défense a apporté la certitude de son innocence.

Les conséquences de cette condamnation vont peser sur la vie réelle de tous les membres de la famille de Laurent : on ne se penche pas sur ce genre de détail à la Cour d’appel.

Posted in Uncategorized | Commentaires fermés sur Inique !