Association de soutien à Laurent Ségalat

Arbitraire et comptes d’apothicaire

Posted by assoclseg sur mai 5, 2014

L’automne dernier, suite au recours de Laurent, le Tribunal Fédéral avait demandé à la Cour d’Appel de Lausanne de diminuer la peine de prison de 16 ans et de fixer une peine située au milieu de la fourchette 10-15 ans. Laurent vient donc d’ être condamné à 14 ans de prison pour un meurtre qu’il n’ a pas commis et que peut-être personne n’a commis.

Ces comptes d’apothicaire sont révoltants car l’avenir d’un homme est en jeu et que personne ne revient sur l’essentiel : la vérité. Le combat d’actualité reste toujours la reconnaissance de l’innocence de Laurent. Cependant, cela traduit le malaise qu’a entraîné la parodie de procès du mois de novembre 2012. Comment, en effet, passer d’un acquittement à une condamnation à seize ans de prison en quelques heures ? Comment, sans aucun nouveau témoin, aucun nouvel élément, annuler un acquittement et passer à une condamnation aussi lourde ? Comment condamner à 16 ans de prison un homme qui ne pouvait être sur les lieux et qui aimait sa belle-mère ? L’arbitraire de la Cour d’Appel l’a fait : en utilisant quelques éléments du dossier comme les traces de sang pourtant plausibles et expliquées et en ignorant les autres, en les transformant ensuite en preuve d’agressivité dans un scénario construit de toute pièce. Le Tribunal Fédéral ne pouvait entériner une telle mascarade sans une petite contrepartie. La voici donc à minima : 2 ans.

Le même verbiage pathétique enrobe la nouvelle décision et transforme un beau-fils éploré en meurtrier violent et dissimulateur. Jouer sur le pathos alors que les données précises du dossier ne peuvent aboutir au scénario proposé – notamment l’absence de fracture sous les plaies attribuées à des coups de marteau – tout cela avait été fait en novembre 2012. La pièce est rejouée au printemps 2014 sur le papier uniquement avec une peine réduite de deux ans !

On peut dire : Circulez il n’y a rien à voir…

 Prochaine étape : la CEDH

Justice pour Laurent Ségalat !

 

 

Quelques rappels :

  • Aucun marteau n’a jamais été retrouvé malgré les recherches avec chiens, le dragage de la rivière, les battues.
  • Les plaies attribuées à un marteau n’ont pas de fracture donc ne peuvent résulter de coups de marteau.
  • La fracture est linéaire et correspond à une marche d’escalier.
  • les 3 rapports d’autopsie disent tous que c’est l’hémorragie qui est la cause de la mort.
  • le bol alimentaire montre que Laurent ne pouvait être là quand Catherine est tombée (ou a été agressée).
  • Tous les témoins même la partie civile attestent de l’affection qui unissait Catherine et Laurent.
  • Le rapport financier est irréprochable et aucun conflit n’existait dans la famille.
  • La succession, le transfert de la librairie à Laurent, tout cela était en règle.
  • Aucun mobile n’existe pour expliquer une quelconque agression
  • La défense a prouvé par plusieurs rapports l’innocence de Laurent, l’accusation ne propose que l’arbitraire.

 

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